Arquivo de julho de 2013

Edith 5 – Padam Padam (Norbert Glanzberg/Henri Contet)

segunda-feira, 22 de julho de 2013

Cet air qui m’obsède jour et nuit
Cet air n’est pas né d’aujourd’hui
Il vient d’aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois j’ai voulu dire pourquoi
Mais il m’a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix

Padam…padam…padam…
Il arrive en courant derrière moi
Padam…padam…padam…
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam…padam…padam…
C’est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme un drôle d’erreur
Cet air qui sait tout par coeur

Il dit: “Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c’est ton tour
‘y a pas d’raison pour qu’tu n’pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras…”

Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s’entrebattre les gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours

Padam…padam…padam…
Des “je t’aime” de quatorze-juillet
Padam…padam…padam…
Des “toujours” qu’on achète au rabais
Padam…padam…padam…
Des “veux-tu” en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d’la rue
Sur l’air qui m’a reconnue
Écoutez le chahut qu’il me fait

Comme si tout mon passé défilait

Faut garder du chagrin pour après
J’en ai tout un solfège sur cet air qui bat
Qui bat comme un coeur de bois

Piano: Alexandre Vianna
Contra-baixo acústico: Decko Telles
Bateria: Nahame Casseb
Violinos: Simplício Soares e Keder Cândido
Viola: Bel Rebello
Cello: Sandro Francischetti
Trumpete: Nahor Gomes
Trombone: Didi

Edith 4 – L’accordéoniste (Michel Emer)

segunda-feira, 22 de julho de 2013

La fille de joie est belle
Au coin de la rue là-bas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s’achève
Elle s’en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C’est un drôle d’ p’tit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java

Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l’artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C’est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C’est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est triste
Au coin de la rue là-bas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand il reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java

Elle écoute la java
Qu’elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l’artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de pleurer
C’est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C’est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est seule
Au coin de la rue là-bas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n’en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L’emmènent au boui-boui
Où ‘y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java…
…elle entend la java
…elle a fermé les yeux
…les doigts secs et nerveux…
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C’est physique
Alors pour oublier
Elle s’est mise à danser, à tourner
Au son de la musique…
… ARRÊTEZ

Piano: Alexandre Vianna
Contra-baixo acústico: Decko Telles
Acordeon: Toninho Ferragutti

Edith 3 – Les mots d’amour (Michel Rivgauche/Charles Dumont)

segunda-feira, 22 de julho de 2013

C’est fou c’ que j’ peux t’aimer,
C’ que j’ peux t’aimer, des fois,
Des fois, j’ voudrais crier
Car j’ n’ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l’jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C’est sûr que j’en mourrais,
Que j’en mourrais d’amour,
Mon amour, mon amour…

C’est fou c’ qu’il me disait
Comme jolis mots d’amour
Et comme il les disait
Mais il ne s’est pas tué
Car, malgré mon amour,
C’est lui qui m’a quittée
Sans dire un mot.
Pourtant des mots,
‘y en avait tant,
‘y en avait trop…

C’est fou c’ que j’ peux t’aimer,
C’ que j’ peux t’aimer, des fois,
Des fois, je voudrais crier
Car j’ n’ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l’jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C’est sûr que j’en mourrais,
Que j’en mourrais d’amour,
Mon amour, mon amour…

Et voilà qu’aujourd’hui,
Ces mêmes mots d’amour,
C’est moi qui les redis,
C’est moi qui les redis
Avec autant d’amour
A un autre que lui.
Je dis des mots
Parce que des mots,
Il y en a tant
Il y en a trop…

C’est fou c’ que j’ peux t’aimer,
C’ que j’ peux t’aimer des fois,
Des fois, j’ voudrais crier
Car j’ n’ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l’jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C’est sûr que j’en mourrais,,
Que j’en mourrais d’amour
Mon amour, mon amour…

Au fond c’ n’était pas toi.
Comme ce n’est même pas moi
Qui dit ces mots d’amour
Car chaque jour, ta voix,
Ma voix, ou d’autres voix,
C’est la voix de l’amour
Qui dit des mots,
Encore des mots,
Toujours des mots,
Des mots d’amour…

C’est fou c’ que j’ peux t’aimer,
C’ que j’ peux t’aimer, des fois…
Si jamais tu partais,
C’est sûr que j’en mourrais…
C’est fou c’ que j’ peux t’aimer,
C’ que j’ peux t’aimer… d’amour…

Piano: Alexandre Vianna
Contra-baixo acústico: Decko Telles
Bateria : Nahame Casseb
Acordeon : Toninho Ferragutti
Violinos: Simplício Soares e Keder Cândido
Viola: Bel Rebello
Cello: Sandro Francischetti

Edith 1 – Je sais comment (Julien Bouquet/Robert Chauvigny)

segunda-feira, 22 de julho de 2013

Écoute-moi mon ami
Aimes-tu la liberté
Voudrais-tu t’enfuir d’ici
Aimerais-tu t’évader?
Veux-tu revivre à la vie
Marcher sans chaînes à tes pieds
Oh, réponds-moi, mon ami
Aimerais-tu t’évader?

Je sais comment…
Comment scier tous ces barreaux
Qui sont là en guise de rideaux
Je sais comment…
Comment faire sauter les verrous
Entre la liberté et nous
Je sais comment…
Comment faire tomber en poussière
Ce mur énorme d’énormes pierres
Je sais comment…
Comment sortir de ce cachot
Fermé comme l’est un tombeau
Je sais comment revoir les fleurs
Sous un ciel bleu
Je sais comment avoir le coeur
Libre et heureux…

Tu ne dis rien mon ami
Mais tu as au fond des yeux
Plus de rêves que d’envie
Pour voir ce coin de ciel bleu
Tu crois que je t’ai menti
Que je n’ai pas de secret
Pourtant, tes yeux l’ont compris
C’est eux qui sont dans le vrai…

Je sais comment…
Comment faire tourner sur ses gonds
La porte en fer de la prison
Je sais comment…
Comment faire voler en éclats
Les boulets qui gênent non pas
Je sais comment…
Comment briser de nos mains nues
Toutes ses entraves sans être vus
Je sais comment…
Comment sortir de ce cachot
Sans risquer d’y laisser la peau
Je sais comment revoir les fleurs
Sous un ciel bleu
Je sais comment avoir le coeur
Libre et heureux… Dors!…

Piano: Alexandre Vianna
Contra-baixo acústico: Decko Telles
Bateria: Nahame Casseb
Violinos: Simplício Soares e Keder Cândido
Viola: Bel Rebello
Cello: Sandro Francischetti
Tímpanos: Walter Leminsky
Pratos: Elias Ranieri
Coro: Cleiton Xavier, Ana Lúcia Ramos e Thaís Schloenbach Caruso